ChaosCarton

2009, trois semaines de marche au Groenland. L'immensité de l'espace, sa radicalité provoquent une rupture dans mon travail. Je quitte l'image, je fais les chocs. Je lâche la peinture pour aller vers l'installation. Je lâche les pinceaux. Papier, carton, ficelles, draps deviennent mes matériaux.

Des blancs et des gris traversés au Groenland, de la sensation de chaos éparpillé que me procure ce que j'appelle la soupe de glace, glace fondante morcelée sur mer bien noire, émergent les ChaosCartons, cartons évidés, de tous formats, plus ou moins déformés au séchage, recouverts de papier journal non imprimé. Ils sont un vocabulaire. Ils engagent, parfois associés à d'autres éléments, une série d'explorations construites entre pullulement et isolement.