Pieds
1996. Avant j'avais fabriqué et peint des colonnes vertébrales pendant une dizaine d'années, puis des éléments du corps, cherchant le souffle et la solidité. Les pieds finalement se sont imposés, raccourcis évidents de la tenue au monde, qui m'amèneront bien plus tard à la marche. Au début un seul pied ne tient pas dans une toile de 200/200 cm, plus tard ils se regroupent, minuscules et emportés dans l'histoire des déportations. Je ne peins que les pieds, pour l'efficacité du propos. Je les veux nous portant ferme dans les tourments, je nous veux debout quel que soit le sol. Peu à peu les pieds s'évident, je les dessine en traits comme des lanières, comme je l'ai fait avec les blocs. Parfois pieds et blocs cohabitent, ce sont les deux faces d'une même sensation.
DeLoinPrès : assemblage de photos tirées sur papier à peindre mat, 300/1500 cm. / dessin 150/150cm. / Pieds, dessins : craie noire et huile sur canson marouflé sur polycarbonate 150/150cm. / Dessins : craie noire sur pages de carnets 20/30cm. / Mais où j'ai mis le pied ? Acrylique sur toile libre, 210/150 et 210/800 cm. / Le piège à souris : acrylique et papiers peints sur toile marouflée sur bois 200/200cm. / Un si long voyage : craies noire et couleurs en sept panneaux, 150/1700cm. / PiedsRouge : acrylique sur morceaux de toiles cousues ensemble 180/100cm. / PiedsGrands : Acrylique et huile sur toile libre 180/180cm. / PiedsPetis : Huile sur papier marouflé sur bois18/27cm. 1997-2001
Crédit photographique Dominique Geoffroy. Christine Delbecq