Mâconnaise, Christine Delbecq vit et travaille à Saint-Apollinaire, tout près de Dijon.

Expositions solo (récentes) 

2025 : D'herbe dit-elle, invitation au colloque Book of nature, Université Bourgogne Europe

2025-2024-2023 : ouverture de l'atelier dans le cadre des POAA organisées par le réseau Seize Mille.

2024 : Lignes de crête, galerie le Trigram, Dijon 

 D'herbe dit-elle, La Galerie, Talant

2022 : ChaosCartonInstallation, espace culturel de Gurgy (Yonne) 

2021 : On a penché l'horizon, église Saint-Philibert, Dijon 

2015 : Chambre d'échos, Maison des Sciences de l'Homme, campus universitaire de Dijon 

2009 : Groenland rouges et Grandes vagues de pierres, Communs du Centre d'art contemporain de Tanlay, Yonne

Expositions collectives, partenariats, interventions (récents) 

2020 : Les voluptés, La nouvelle Laurentine, Châteauvillain, Haute-Marne 

2019 : L'observatoire, aménagement de la cour de l'école Monts-des-vignes, Dijon 

2018 : MAC3, chapelle des Jésuites, Dole 

2017 et 2018 : création de deux fois 16 livres d'artistes, performances publiques avec Philippe Agostini, peintre, pour les éditions AEncrages. Médiathèques de Saint-Apollinaire et Vesoul 

2014 : Mumbai expérience 2, La Minoterie à Dijon. Contre si nous…chuchoter : création avec Éric Ferrand, Médi@lude, St-Apollinaire 

2013 : avec le collectif H222, Mumbai experience1, galerie Max Mueller, Bombay

2012 : Fenêtres de portes, PAE, école Anjou, Dijon 


Résidences, voyages, partenariats

2021 : Les lettres sans mots : résidence à la Ferme Courbet, à Flagey (Doubs) ; avec Itinéraires Singulier 

2014 : colloque de clôture des échanges croisés C2Sarts Montréal et Centre d'art de l'Yonne, Montréal 

2013 : Montréal : Académie Dunton, échanges croisés C2Sarts (Montréal) et Centre d'art de Tanlay (Yonne) 

2012 : Bombay, travail avec des jeunes issus des rues. Avec le collectif H222 et Vincent Lauth, réalisateur 

2009 : Les chaises, résidence école pour jeunes Handicapés, Arnstadt, Allemagne

2009 : voyage et marche au Groenland 

2007 : résidence d'art contemporain, collège Malraux, Dijon 


Formation

1978 : diplôme des Beaux-Arts, Mâcon (71)

1977 : licence d'histoire de l'art, université Lyon II (69)

1978-80 : assistante de Josef et Paulette Ciesla, sculpteurs inscrits dans le courant de la Nouvelle Tapisserie, à Artas (38).


Jalons

1978-1988 : sculpture. Sculptures en terre évidées et grandes structures de grillage sur fer à béton soudé. Tissage en lanières de papier de soie blanc, puis divers matériaux : sisal, lanières de tissu, cheveux, poils. Façonnage de petites figures en fil de fer fin soudé puis transposées à taille humaine en fer à béton.

1988-1996 : colonne vertébrale : premier chantier, non identifié ainsi à l'époque. Peinture sur plaques de bois debout, souvent recto verso montées sur socle tournant. Fragments de corps - pieds, lèvres, narines, ventre, cuisses - traversés par une ligne oblique. Comment tenir autour un fil ténu mais solide.

1997-2009 : Les Pieds, second chantier, sans encore le savoir. Se poser, tenir debout, question fondamentale pour la sculpture. Je rêve mes pièces très grandes, trop pour que je sache les réaliser. Les peindre sur toile libre devient la solution. Apparaissent les Blocs, substituts du corps humain et même question. Isolés puis groupés, très petits ou très grands. Les blocs en ligne deviennent Murs qui tremblent,Tricot des jours, lignes d'écriture.

2009 : trois semaines de marche au Groenland changent les dimensions de mon travail. Au retour, pendant que je la peins, une toile glisse au sol en masse avachie. C'est décisif. Je quitte l'image, je fais les chocs, troquant le pinceau pour une accumulation de cartons, évidés. ChaosCarton marque le vrai début des installations, avec un goût prononcé pour les matériaux pauvres. C'est le début des chantiers, cycles de travaux multiples autour d'une obsession qui dure.

2013 : résidence à Montréal. Je fabrique et envoie des Lettres sans mots et espère des réponses. Je colle les unes contre les autres, sur les murs des couloirs, les centaines de photos prises en posant l'appareil sur ces lettres échangées, comme un Paysage du temps, comme un cartel plus grand que l'œuvre. C'est cette exploration sur l'espace et le temps, réitérée à partir de plusieurs de mes séries d'œuvres, qui donnera naissance aux murs actuels de dessin au crayon de couleurs.

2014 : avec les Petits Rouges, je dessine sans crayon., par collage de papier découpé et déchiré. Je réfléchis au faire sans. Peindre sans pinceau, dessiner sans crayon, écrire sans mots, faire paysage sans peindre de paysage, travailler sans voir : comme un dépouillement de posture et de moyens pour proposer un maximum à éprouver.

2018 Les SoulèvErts : en agrafant puis déchirant du papier sur de grandes plaques de contreplaqué, je faispeinture sans peindre. De très loin ou très près, je photographie ces papiers soulevés et les transpose en grands paysages de crayon de papier. Tout est transmutation.

Depuis 2020 : Les chantiers. Je travaille par chantiers - une obsession qui dure - en photo, video, dessin, peinture, ou installation. J'enregistre les intensités des expériences que je traverse, extérieures et intérieures, ce sont les herbogrammes ou les dermogrammes, dessinés à même les murs. ChaosCarton, D'herbe dit-elle, SoulèvErts, Les pulpes : chaque expérience déploie un corpus d'œuvres qui dialoguent les unes avec les autres, façonnant l'espace de l'atelier puis celui de l'exposition.